Le blog de Carlo de Pascale

Végé, t’as rien? (chronique parue dans le Soir Mag)

Une récente actu familiale m’a mis le doigt sur un truc que je n’avais pas vraiment capté jusque là, le totalitaro-centrisme de la pensée  qui nous habite généralement, dès que nous sommes face à la différence alimentaire de l’autre.

Cette pensée dominante se nourrit généralement de préceptes nutritionnels issus de l’après-guerre, lesquels sont justement, le plus souvent, en retard de deux guerres.

Où veux-je en venir? A l’attitude de la plupart d’entre nous face au choix de certains-certaines de devenir ou d’être végétariens, voire végétaliens, ou « vegan » pour parler la langue de George.

L’opposition fondamentale la plus courante, notamment face à des ados, c’est « oui, mais et ta croissance ? », ou encore « Mais, Dieu du ciel, tu vas souffrir de carences ». Une amie végétarienne me confiait pas plus tard qu’hier qu’après avoir choisi la végé attitude, elle avait plusieurs années de suite fait des prises de sang pour vérifier les fameuses carences, bien entendu inexistantes !

Rassurez-vous - si  nécessaire- , en ce qui me concerne, je mangerai encore du foie gras, de la pintade et des crevettes, et les extrémistes végétaristes qui parfois me traitent de spéciste juste parce que je poursuis cet acte gourmand et culturel de manger de la viande me hérissent le poil.

Mais, consommer des produits carnés n’est en rien une norme, les carences nutritionnelles sont partout, et tout le monde gagnerait à améliorer sa nutrition… pour lutter contre ces fameuses carences! Alors, face à un végé qui s’affirme – pas un qui nous emmerde au point de voyager avec son tupperware sacré, hein – prenons plutôt exemple, et , mangeons…plus de légumes et de légumineuses !

 

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