Le blog de Carlo de Pascale

Encore des boulettes, mais suédoises, kötbullar, il parait qu'on dit "cheutbuller"

 

boulettes2.JPG

Pour l'émission ouske je suis dedans, On n'est pas des Pigeons La Une RTBF, enfin pas tous les jours, mais souvent, je m'étais attelé à faire mieux -pas difficile, mais quand même - que les boulettes Ikea, qui sont un peu quand même il faut le bien dire, à la boulette, ce que la fricadelle de friterie est à la saucisse artisanale.

Cela dit, parfois, le goût industriel, on aime ça. J'avoue, bien avant la torture, que de temps, une mauvaise fricadelle industrielle bien épicée et accortement traînée dans la mayo, ça peut résoudre des faims ataviques dans une joie certaine.

Donc, les cheuuuuuuutbullllères version synthèse de tout ce que j'ai pu glaner sur le web et notamment aussi en tirant quelques éléments du Petit Traité de la Boulette de Pierre-Brice Lebrun (éditions Le Sureau), j'ai pondu celle-ci qui a été assez bien appréciées sur le plateau, essayez, et dites moi quoi.

köttbullar med gräddsås

Pour les boulettes:

500 g de viande hachée, je vous conseille de prendre 300 g de porc et veau + 200 g de bœuf pur), 250 ml de lait, 75 g de chapelure, 1 œuf, 1 oignon, sel, poivre blanc du moulin, 3-4 baies de piment de la Jamaïque (concassé par vos soins au mortier), 1 dl ou plus de crème 40%, du beurre, du beurre, un peu de fond de veau si vous en avez, quelques gouttes de sauce soja claire, une lichette de Cognac.

Pour la garniture garnissante:

1 kg pommes de terre à chair ferme, un sachet d’airelles, un peu de sucre si besoin pour les airelles.

Au boulot:

Hacher l’oignon au couteau, le faire revenir dans un peu de beurre. Il doit légèrement colorer, mais pas trop, réserver.

Mélanger dans un grand bol: les viandes, l’œuf, la chapelure (le mieux c’est de faire de la chapelure soi-même, sécher du vieux pain au four et le concasser au rouleau à pâtisserie) du sel (attention, le haché est souvent déjà salé), le lait, l'oignon, du poivre et un peu piment de la Jamaïque concassé. Goûter et corriger l’assaisonnement, car le piment de la Jamaïque est très parfumé, point trop n’en faut.

Façonner en petites boulettes, 3 cm de diamètre.

Dans une poêle, faire rissoler les boulettes (au beurre) sans brûler le beurre. Dans un monde idéal, terminer la cuisson des boulettes au four à 180°, 5 minutes.

Dans la poêle où il y avait les boulettes, mettre la crème et le fond de veau, puis le cognac et la sauce soja, bien déglacer. Passer la sauce au chinois, transvaser dans un petit poêlon et faire bouillir pour épaissir en sauce bien nappante (mais oui, on peut faire bouillir la crème, les gens qui vous disent le contraire sont des aliens). Goûter, goûter et goûter. Selon que vous avez mis du fond de veau ou pas, il faudra mettre un peu plus de sauce soja, ou plus de cognac, poivrer en fin de cuisson. Pas de sel, le fond de veau et la sauce soja s'en occupent.

Par ailleurs j’ai préparé en garniture des patates à l’eau, ou une purée, une compote d’airelles et même éventuellement, une salade de concombres.

Je sers les boulettes toppées de crème, avec en garniture, les garnitures.

Retour